Outre le patrimoine religieux, vous pourrez découvrir le patrimoine architectural, témoin de l'histoire de Molsheim à travers les siècles.
Elle reste le plus important vestige des fortifications du XIVe siècle. Précédée d'un pont-levis qui enjambait le fossé rempli d'eau, elle était munie d'une herse dont une partie est encore visible de nos jours.
Au cours du XVIIe siècle, deux maisonnettes furent accolées aux remparts, de part et d'autre de la porte :
La Porte abrite sous son toit l'une des plus anciennes cloches d'Alsace (1412), provenant de l'ancienne église paroissiale Saint-Georges, située jadis sur la place du Marché.
Ceinturant la vieille ville, une partie des remparts subsiste de nos jours avec ses meurtrières et son chemin de ronde. Le long des rues du Général de Gaulle et du Général Leclerc, les anciens fossés ont été comblés de longue date et convertis en jardins d'agrément.
Face à la Sous-Préfecture (édifice de l'époque wilhelmienne 1870-1918), la Poudrière (Pulverturm) et ses canonnières occupent l'angle Sud-Ouest du mur d'enceinte.
Construite à partir de 1583 par la Corporation des bouchers, la Metzig est le bâtiment le plus représentatif du style Renaissance à Molsheim. Ce bel édifice comprend deux niveaux : le rez-de-chaussée voûté en arcades reposant sur des piliers et le 1er étage souligné par des balcons à balustrade. La façade principale s'agrémente d'un double escalier que couronne une tourelle à bulbe avec son horloge à jacquemarts (1607) où deux angelots en pierre sonnent les heures et les quarts d’heure. Dans la partie supérieure, une niche abrite la statue de la Vierge à l'Enfant.
Aujourd'hui transformé en restaurant, le rez-de-chaussée de la Metzig servait autrefois de lieu d'abattage et de boutique aux bouchers.
La fontaine est érigée au centre de la place au début du XIIVe siècle. Dans la partie supérieure, un lion veille sur les armoiries de la ville : une roue sur laquelle est souvent représentée le corps martyrisé de saint Georges, patron de la cité.
Sur la place du Marché, le grenier des Comtes (Grafenkast) était la maison dîmière des Chanoines Comtes du Chapitre dont la proche place des 24 Comtes rappelle la présence à Molsheim (1605-1681).
Les maisons canoniales, aux 16 et 18 de la rue Jenner, ont été construites pour les chanoines. Avec leurs grands portails à niches et un oriel médian (1628), elles constituent deux magnifiques exemples de l'architecture Renaissance de la cité, au même titre que les deux maisons sises Rue Notre-Dame, aux numéros 7 (presbytère catholique) et 9.
Ce bâtiment occupe l'emplacement d'un ancien atelier monétaire fondé en 1573 et démoli en 1722 pour laisser place à la recette de l'évêché.
Le bâtiment actuel servit tout à tour de fabrique de grosse quincaillerie par les Ets. J. Coulaux, de centre de regroupement de l'armée, de local de conditionnement de tabac.
Aujourd'hui, les deux caveaux (Coulaux et Bugatti) et la grande salle du 1er étage (Mandersheidt) sont utilisés pour des réceptions, des expositions et des manifestations diverses.
Proche de l'église des Jésuites, le manoir dit Château d'Oberkirch fut bâti vers 1770, à l'emplacement de l'ancien château épiscopal (début XIVe siècle). Jadis résidence de la famille de noblesse militaire, les Oberkirch, elle est aujourd'hui une demeure privée.
Erigé en 1906, le tribunal d'instance est un édifice de style néo-Renaissance, réalisé par un architecte allemand nettement influencé par le modèle de la Metzig.
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19 Place de l'Hôtel de Ville |