Sans tarder, ils ouvrent leur collège aux élèves venus de Molsheim et des environs, en en particulier de Strasbourg.
Dès 1608, l'ensemble des bâtiments s'avérant trop exigus, le nouvel évêque, l'Archiduc Léopold de Habsbourg, frère de l'empereur Fernand II, s'emploie à construire un grand collège plus spacieux et plus commode. En novembre 1614, il décide d'édifier une nouvelle église qu'il veut imposante pour montrer que le catholicisme est puissante face à Strasbourg la protestante.
En 1765, à la dissolution de l'ordre des jésuites, le collège de Molsheim passe entre les mains du clergé séculier jusqu'en 1791. Cette année-là, l'église des Jésuites devient l'église paroissiale sous le vocable de saint Georges, l'ancienne église menaçant ruine.
Aux yeux de certains observateurs, l'église passe pour le type même de la construction hybride réussie par les Jésuites dans le style gothique tardif.
Considérée comme l'une des plus vastes églises d'Alsace après la Cathédrale de Strasbourg, elle étonne par ses dimensions et sa clarté. La lumière, symbole de la Parole divine pour les Jésuites, pénètre à flots dans l'édifice par les trois rangées de fenêtres en ogives garnies de cives.
Aujourd'hui, la sobriété de la nef, épurée en 1970 lors d'une restauration, contraste avec les décors des stucs et peintures des deux chapelles des transepts.
Elle occupe l'emplacement de l'ancienne chapelle de l'hôpital sainte Marie fondée en 1316.
Détails : peintures et fresques (1648) présentant la vie du Christ, stucs (1630), clé de voûte d'origine (1316), gisant de Jean de Dürbheim.
Terminée en 1622 pour la canonisation d’Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus (1540).
Détails : tableaux représentant la vie du saint, les fonts baptismaux (1624) provenant de l'ancienne église paroissiale Saint-Georges, une dalle commémorative de 1394 de l'élection de Guillaume de Diest, évêque de Strasbourg et de part et d'autre, deux pierres tombales d'enfants de nobles (1402 et 1411), statues des quatre évangélistes.
A trois pans, il est séparé du vaisseau central par un véritable arc de triomphe supporté par quatre lions.
Détails : maître-autel en bois offert par la commune en 1865 en remplacement de l'autel en pierre des jésuites, grandes verrières dont le vitrail du milieu (Petit Gérard-1865) représente sainte Odile patronne de l'Alsace, saint Léger évêque d'Autun, saint Léon IX pape alsacien de 1049 à 1054, sainte Richarde fondatrice de l'abbaye d'Andlau.
Autel Saint-Jean-Baptiste avec une représentation du baptême du Christ, autel de la croix avec l'antépendium rappelant le périple de la Croix de Niedermunster.
Ne subsistent que deux bancs de style Renaissance installés au fond de l'église, portes d'accès aux tribunes et à la tour finement sculptées (1618), portail d'entrée et portail de la sacristie de style Renaissance allemande, chaire (1631) symbole des Ecritures et de la Parole.
De nombreux jésuites sont enterrés dans l'église, quelques pierres tombales sont visibles dans la nef.
La Croix des Chartreux transférée à Molsheim en 1598 lors de l'installation des Chartreux. Erigée au cimetière communal après la Révolution, elle est dressée en 1970 à son emplacement actuel afin de la soustraire aux intempéries.
Le Mont des Oliviers provenant de la Chartreuse (XVIe siècle).
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19 Place de l'Hôtel de Ville |