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Le Bruderthal

Bénéficiant d’un  micro-climat, le Bruderthal (le Val des frères) est un Grand Crudes vins d’Alsace. Son nom  fait  référence aux moines  cisterciens  qui le cultivèrent déjà  au début  du XIVe siècle. La complexité et la richesse  qui caractérisent les vins du Bruderthal se retrouvent  dans le Muscat, le Riesling, le Gewurztraminer  et le Pinot Gris de ce lieu-dit.
Situé à l’ouest du centre historique, pour le rejoindre le sentier viticole depuis l’Office de Tourisme,  il faut vous diriger vers la cour des Chartreux et emprunter le passage à gauche au croisement avec la rue des Chartreux. Traverser la rue du Général de Gaulle et reprendre le second passage situé en face. Tourner à droite et remonter la rue Ettore Bugatti puis après le rond–point la première rue à gauche Rue des Promenades pour atteindre le point de départ et suivre le circuit en 15 étapes.

Molsheim, la cité viticole au fil des siècles

Sentier Viticole de Molsheim©Mairie de Molsheim

Le Bruderthal

 

Molsheim vue de la tour de l’Eglise ©Jauffrey Walther

Ancienne ville épiscopale et universitaire, berceau des voitures Bugatti, Molsheim est une cité à l’histoire et au patrimoine riches et variés qui ont largement influencé la viticulture locale. 

Une ville épiscopale

En 1308, les évêques de Strasbourg établissent leur domination sur Molsheim, bourgade de vignerons et d’artisans. Lors de la  Réforme, quand la ville de Strasbourg devient protestante, l’évêque et les ordres religieux catholiques se réfugient à l’abri des remparts de Molsheim. 
Le vignoble profite du rayonnement de la cité, ses vins s’exportent au-delà des frontières jusqu’à la Cour d’Angleterre…

La Révolution industrielle 

La Révolution française met fin à la société de l’Ancien Régime et marque l’entrée de la ville dans l’ère industrielle avec l’installation des ateliers Coulaux. Ces établissements emploient jusqu’à 600 personnes avant 1870.
Avec l’arrivée d’Ettore Bugatti en 1909, commence alors une épopée prestigieuse : la prospérité de l’usine entraîne Molsheim dans son sillage. Bugatti paie bien son personnel, l’économie locale s’en ressent.
Le Patron instaure, dès 1926, un système d’allocations familiales et des aides pour son personnel qui atteint près de 1000 salariés. 
Le travail de la terre a du mal à resister à cette évolution du monde industriel : des 220 ha de vignes recensés vers 1900, seuls 72 ha sont encore cultivés à la veille de la Seconde guerre mondiale.

Le vignoble renaît

Après 1945, la viticulture connaît un nouveau développement : seuls les meilleurs terroirs viticoles sont préservés et replantés au fil des ans. Le savoir-faire des vignerons et la qualité des sols contribuent à la renommée de ce vignoble. 
Ce travail de longue haleine est récompensé en 1992 par la reconnaissance officielle de l’appellation Grand Cru Bruderthal.

Le grand cru et les terroirs de Molsheim

Notre vignoble bénéficie de conditions climatiques et de sols remarquables qui ont permis le classement du Grand Cru Bruderthal. D’autres terroirs de ce coteau, moins connus, méritent cependant d’être mis en valeur…

Le Bruderthal, à 250m d’altitude, est protégé à l’ouest par une chaîne de montagnes s’étirant du Schneeberg au Rocher de Mutzig. Son sol et son sous-sol sont composés de Muschelkalk (calcaire coquillier) d’une profondeur de 40 à 50 cm. La présence de nombreux cailloux permettent un réchauffement rapide.

La présence d’argile, en plus du calcaire, régule l’apport en eau pendant toute la croissance de la vigne et permet la maturation des raisins. L’exposition et la chaleur du sol permettent une avance du cycle végétatif et ainsi une maturation plus longue. Toutefois les caractéristiques du sol font que la production reste faible, avec un rendement maximum autorisé 55 hectolitres à l’hectare. L

’usage et les dégustations nous montrent que 2 à 3 ans de maturation permettent d’obtenir une meilleure appréciation de ces vins.

©Mairie Molsheim et les illustrations Damien Schitter

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Cycle végétatif et travaux de la vigne

L’élaboration du vin commence dès les travaux dans la vigne : le vigneron peut ainsi exploiter et affiner le potentiel de son terroir.

Le cycle végétatif de la vigne

En novembre, la vigne perd ses feuilles, entre dans une période de sommeil, appelée aussi repos hivernal. En mars, la sève commence à monter pour alimenter les bourgeons.

En mars-avril, éclosion des bourgeons conservés lors de la taille d’hiver.

En mai-juin, apparition de petites fleurs.

En juillet, les fleurs fécondées donnent des baies.

Fin août, coloration des baies de raisin.

Mi-septembre début octobre, les baies sont mûres et prêtes à être récoltées.

Les travaux de la vigne

Lors du repos végétatif, de novembre à mars, le viticulteur laisse sur chaque cep un ou deux sarments de longueur variable. Une fois que le vieux bois a été éliminé, les sarments qui subsistent sont attachés sur le fil de fer en arcures retombantes avec des liens.

Au printemps, on enlève les bourgeons inutiles et les rejets se développant au pied des souches.

Les rameaux se développant rapidement, il faut les maintenir entre les fils de fer.

Pour stopper la croissance de la végétation on coupe l’extrémité des rameaux de façon à former un rang bien régulier.

Au mois de juillet, début août, si la perspective de récolte apparaît trop généreuse, le vigneron élimine un certain nombre de grappes vertes pour réduire le rendement et concentrer l’énergie de la plante sur les grappes conservées. 

Le vignoble, environnement et biodiversité

Un environnement de qualité et une viticulture respectueuse des équilibres naturels entre le sol et la plante permettent l’élaboration de grands vins, plus profonds, plus structurés…

 

Des pratiques nouvelles respectueuses de l’environnement :

Exploiter davantage les dons de la nature tout en faisant évoluer les méthodes de production ont conduit les vignerons à généraliser de nouvelles pratiques :

 

 

  • Le recours au compost et au travail du sol favorisant un enracinement profond de la vigne.
  • La méthode de l’enherbement des vignes stabilise le sol et limite les phénomènes de ravinement.
  • La maîtrise des parasites par l’utilisation croissante de produits naturels.
  • L’attention portée à la nature du terroir permet une meilleure adéquation entre type de sol et choix du cépage.
  • Le maintien des haies et des murets de pierres sèches apporte un intérêt esthétique au vignoble mais assure aussi une fonction écologique.

Travaux de la cave, de la vigne au verre

La vinification passe par une succession d’étapes menées avec précaution qui en font un art délicat où le savoir-faire et la sensibilité du vigneron permettront au terroir de s’exprimer et se révéler…

Le glossaire

1. La récolte

Elle démarre en septembre et dure environ 2 à 3 semaines en fonction de la maturité de chaque cépage.

2. Le pressurage

Après la cueillette, le raisin est pressé le plus rapidement possible pour éviter l’oxydation du jus.

Un pressurage délicat évite l’astringence et est déterminant pour la qualité des vins.

3. Le débourbage

24 à 36 heures après le pressurage, le moût clair est séparé de ses bourbes (débris végétaux, pépins). Les levures présentes naturellement sur les baies commencent à se développer.

4. La fermentation alcoolique

Les levures transforment le sucre en alcool et provoquent un dégagement de gaz carbonique.

Un contrôle quotidien de la température de la cuve est nécessaire pour suivre l’évolution du moût.

5. Le soutirage

Le vigneron procède au soutirage du vin pour éliminer les lies (levures sédimentées).

Cette opération permet de déterminer la sucrosité  du vin en stoppant l’action des levures.

6. L’élevage

Durant cette période, le vin, maintenu à l’abri de l’air, développe en fûts (foudres ou cuves inox)

ses caractères organoleptiques (arômes, typicité) dont l’évolution est influencée de manière importante par le cépage, le terroir, le millésime, et l’art de vinifier propre à chaque vigneron.

7. La filtration

Le vin reste sur lies fines jusqu’à la première filtration qui élimine les matières en suspension pour assurer au vin une bonne évolution.

8. La mise en bouteilles

Environ 9 mois après les vendanges, lors de la mise en bouteilles, une dernière filtration peut être effectuée pour rendre le vin parfaitement limpide et le stabiliser.

Le crémant et sa vinification

Ces vins effervescents sont élaborés à partir de cépages alsaciens utilisés seuls ou en assemblage ce qui explique la richesse et la diversité des ces vins tant appréciés pour fêter en famille ou entre amis…

 

La vinification du Crémant

Le Crémant d’Alsace est élaboré par une seconde fermentation alcoolique en bouteille, qui a pour effet de produire l’effervescence du vin.

Ainsi, après une période de vieillissement dite « sur lattes », les bouteilles sont tournées jour après jour sur leur pointe, soit manuellement, soit mécaniquement, afin que le dépôt se rassemble dans le col en attendant le dégorgement.

Lors du dégorgement, le dépôt est porté à une température de congélation, formant ainsi un « bouchon artificiel » évacué par pression du gaz carbonique contenu dans le vin.

Ce volume perdu est remplacé par une adjonction de liqueur qui, selon le dosage, donne un Crémant d’Alsace brut, sec ou demi sec.

©ELPEV-ConseilVinsAlsace

Les vins d'Alsace, appellations et mentions

L’influence germanique a, au cours des siècles, entraîné la mise en place d’une viticulture très différente de celle des autres régions viticoles françaises. Cette spécificité méritait d’être reconnue et protégée…

 

L’histoire du vignoble d’Alsace remonte au début de notre ère, lorsque les Romains introduisent l’art de cultiver la vigne et de faire du vin. Au Moyen Age, ces vins comptaient parmi les plus réputés et aussi les plus chers d’Europe. Ils honoraient les tables princières.

Le XVIe constitue l’âge d’or des vins d’Alsace, comme en témoignent les nombreuses maisons, édifices publiques ou puits richement décorés datant de cette époque.

Vint alors la guerre de Trente ans qui ruina l’Alsace et décima sa population. 

Ce n’est qu’à l’issue de la Première guerre mondiale que le vignoble reprit son essor. Aujourd’hui, après un siècle d’une politique de tradition et de qualité, le vignoble d’Alsace se flatte de figurer parmi les premiers vignobles d’appellation d’origine contrôlée de France.

 

Les cépages

Gewurztraminer
Muscat
Pinot Blanc
Pinot Gris
GEWURZTRAMINER

Le Gewurztraminer représente en Alsace un des cépages à plus fort potentiel aromatique, il constitue des vins puissants et exubérants. Sa robe est d’un jaune intense, influencé par la couleur rosée de ses baies.

Au nez, il se caractérise par une large gamme d’arômes, le plus souvent composé de fruits exotiques (litchi, fruits de la passion, ananas, mangues) notamment sur les terroirs argilo-calcaires, de fleurs (rose) et d’épices (pain d’épices, menthe poivrée, poivre). A ceci s’ajoutent des notes de fruits confits et de miel qui apportent une complexité supplémentaire.

Gustativement, le Gewurztraminer possède une belle structure avec du gras et une longueur remarquable. Les épices (réglisse, menthe, poivre) se retrouvent au palais. Un cépage qui conviendra particulièrement aux personnes peu amènes à l’acidité. Bien évidemment, il trouve sa place dans notre Grand Cru, et quand le climat est propice, les raisins sont vendangés en surmaturation, « Vendanges Tardives » et « Sélections de Grains Nobles », ce qui donne des vins séduisants d’une riche complexité aromatique.

MUSCAT

Les deux variétés de Muscat présentes en Alsace constituent le plus souvent un assemblage complémentaire et harmonieux réalisé par le vigneron. Le Muscat Ottonel est doté d’une grande finesse et le Muscat d’Alsace possède des arômes très développés.

De couleur jaune clair avec de légers reflets argentés, le nez du Muscat fait penser à la baie de raisin murie au soleil, qui peut-être assortie de délicates notes florales.

En bouche, vinifié sec, il donne réellement l’impression de croquer le raisin et apporte beaucoup de fraîcheur. Récolté plus tardivement, la longueur et la puissance s’associent à ce caractère fruité inimitable.

Tout naturellement, le Muscat se range aux cotés des cépages nobles, qui trouvent leurs places de choix dans les appellations Grands Crus et lieux-dits. Il constitue également un choix idéal pour les cuvées « Vendanges Tardives » et « Sélection de grains nobles ».

PINOT BLANC

Distingué sur le tard du Chardonnay, le Pinot Blanc est un cépage originaire de Bourgogne et représente la forme blanche du Pinot Noir. Le Pinot Blanc est souvent associé avec le Pinot Auxerrois sous la même dénomination « Pinot Blanc» ou « Pinot d’Alsace ». Le Pinot Blanc, avec sa robe jaune pâle et ses reflets verts, est caractérisé par un nez frais et des notes discrètes florales et fruitées.

Peu exubérant, il offre en bouche une belle structure acidulée représentant un juste milieu de la gamme des vins d’Alsace. Le Pinot Auxerrois, quant à lui, présente une rondeur supplémentaire, marqué par peu d’acidité.

PINOT GRIS

D’origine bourguignonne, le Pinot Gris ou Pinot Beurot, est cultivé en Alsace depuis plusieurs siècles. Après avoir remarqué sa robe dorée voire ambrée, le Pinot Gris dévoile le plus souvent un nez aromatique comprenant des notes fumées typiques : arômes de sous-bois, sarments brûlés, champignons, fruits secs, abricot, miel, pain d’épices.

Sa structure en bouche se révèle puissante et permet une complexe harmonie entre acidité et rondeur. Il fait partie des cépages autorisés en appellation Grand Cru, capable de sublimer un coteau bien exposé.

Les Pinots Gris « Vendanges Tardives » et « Sélection de Grains Nobles » profitent d’un gras exceptionnel en bouche, qui rivalisent avec des mets à forte personnalité.

Pinot noir
Riesling
Sylvaner

PINOT NOIR

D’origine bourguignonne, le Pinot Noir est cultivé en Alsace depuis le Moyen Âge, époque à laquelle il était dominant dans le vignoble d’Alsace. À la suite de la Guerre de Trente Ans (1618-1648), la production de vins rouges déclina, laissant la place à une majorité de terroirs cultivés avec des cépages blancs.

Le Pinot Noir est le seul cépage rouge autorisé en Alsace. Il permet l’élaboration de vins rosés et légers mais aussi de vins rouges plus puissants. Il s’agit d’un vin fruité aux arômes de cerise, de framboise et de mûres et aux tanins fondus.

Certains vignerons font le choix de l’élever en barriques de chêne, produisant un vin plus profond et charpenté, à la couleur soutenue et aux arômes évoquant les fruits mûrs ou le cuir.

RIESLING

Le Riesling est considéré comme le cépage phare du vignoble alsacien. En dégustation, en fonction du terroir, ses arômes peuvent couvrir une large palette, allant des parfums floraux (fleurs blanches, tilleul) et fruités (citron, bergamote, orange confite) jusqu’aux notes minérales (pierre à fusil, silex).

En bouche, le Riesling permet un potentiel gastronomique impressionnant du fait de sa fraîcheur associée à une finesse exemplaire.

Sa structure remarquable lui confère une excellente aptitude à la garde, se bonifiant au fil du temps. Ces critères d’excellence l’amène logiquement à faire partie des cépages plantés en appellations Grands Crus et lieux-dits. Son acidité fine fait de lui un raisin propice aux « Vendanges Tardives » et « Sélection de Grains Nobles », tout en équilibre et harmonie.

 

SYLVANER

De culture traditionnelle en Alsace et un des cépages majoritaires du vignoble alsacien dans la première moitié du XXe siècle, le Sylvaner serait originaire d’Autriche et se serait répandu dans toute l’Europe Centrale jusqu’en Russie, Australie et Californie. La Transylvanie est parfois considérée comme la patrie de ce cépage du fait même de son étymologie. 

De par sa fraîcheur et son acidité, le Sylvaner est le plus souvent un vin fruité et désaltérant. Frais et léger, il révèle au nez des arômes délicats de fleurs blanches. Spontanée, la bouche est franche et agréable, tout en conservant une structure légère.

 Crédit photos CIVA – Copyright Zvardon 

Le Sentier du Bruderthal (Molsheim). 

Circuit de 2 km – durée 1h30

Situé à l’ouest du centre historique, pour le rejoindre le sentier viticole depuis l’Office de Tourisme,  il faut vous diriger vers la cour des Chartreux et emprunter le passage à gauche au croisement avec la rue des Chartreux. Traverser la rue du Général de Gaulle et reprendre le second passage situé en face. Tourner à droite et remonter la rue Ettore Bugatti puis après le rond–point la première rue à gauche Rue des Promenades pour atteindre le point de départ.

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